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Johann Schneider-Ammann et Jean-Claude Juncker à Bruxelles, 15 janvier 2016.
© OLIVIER HOSLET

Mon Europe

Schneider-Amman-Juncker: une rencontre pour rien

Le président de la Confédération a rendu une visite de courtoisie au chef de l’exécutif européen la semaine dernière. Sans conséquence

Personne ne peut reprocher à Johann Schneider-Amman d’avoir pris les devants et rencontré Jean-Claude Juncker la semaine dernière à Bruxelles. Toutes les initiatives sont bonnes et à l’aube de son mandat, le président de la Confédération a voulu montrer qu’il est présent sur tous les fronts. Y compris sur les bilatérales, un dossier difficile et qui n’est pas le sien.

La Suisse et l’Union européenne (UE) ne sont pas en guerre, mais il y a une profonde divergence sur l’interprétation de l’Accord bilatéral sur la libre circulation des personnes.

L’agacement du Luxembourgeois

En réalité, il ne s’agissait que d’une visite de courtoisie. Et l’on ne peut pas dire que Jean-Claude Juncker en était ravi. Ce n’est pas l’impression qu’il a donné. Il n’a même pas caché un certain agacement. Après une très brève déclaration de circonstance, il a refusé de répondre à toutes les questions de la presse alors même de son hôte était visiblement partant. Du jamais vue selon les connaisseurs des rouages diplomatiques et protocolaires. D’autant plus Johann Schneider-Amman était venu en chef d’Etat.

L’agacement de Jean-Claude s’explique. Outre les bons vœux pour la nouvelle année, il n’avait rien à dire à son hôte suisse. Le président de la Commission avait fait le point avec Simonetta Sommaruga juste avant Noël. Depuis, des négociations entre techniciens ont bel et bien eu lieu, mais les positions n’ont pas bougé d’un iota.

Johann Schneider-Amman n’avait rien à dire

Johann Schneider-Amman n’avait rien non plus à communiquer à Jean-Claude Juncker. Sauf le calendrier du Conseil fédéral par rapport à la mise en œuvre de l’initiative populaire sur l’immigration. Il n’était pas venu négocier quoi que ce soit.

Pour le président de la Confédération, cette visite était tout de même importante. Il connaît l’ancien premier ministre luxembourgeois de longue date, et espère que son amitié pourrait aider ultérieurement dans les négociations.

Soit.

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