L’immigration étrangère en Suisse a été marquée, dès les années 1970, par une durée de séjour allongée qui remplaçait la politique de rotation de la main-d’œuvre de l’après-guerre. Ce nouveau régime donnait naissance à une génération d’enfants de migrants, les secondos. Issus de familles faiblement qualifiées, ces jeunes ont dû faire face à différentes barrières – linguistiques, culturelles ou discriminatoires –, et mobiliser un effort important pour accéder à un statut plus élevé que celui de la génération des parents. Mais cet investissement scolaire a été encouragé par le fait qu’il représente pour les enfants de familles ouvrières un moyen de sortir d’une situation défavorable.