Revue de presse

Séisme au centre de l’Italie, qui «s’est soudain empli de terreur»

On parle maintenant d’au moins 37 morts à la suite du tremblement de terre qui a secoué le centre du pays dans la nuit de mardi à mercredi. Les Marches se réveillent sous le choc

Un séisme de magnitude 6,2 a donc frappé le centre de l’Italie tôt ce mercredi, nouvelle qui occupe l’ensemble des médias italiens, encore traumatisé par celui de L’Aquila il y a sept ans. Deux personnes ont entre autres été tuées dans l’effondrement de leur habitation à Pescara del Tronto, commune qui dépend d’Arquata dans la région des Marches, voisine de la région frappée par ce tremblement de terre. Pour tous les détails, il faut suivre le live blog de SkyTG24.

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Interrogé par l’Agenzia giornalistica Italia (AGI), le maire d’Accumoli, commune située tout près de l’épicentre du séisme, a de son côté fait état d’un mort, décrivant une ville à moitié détruite. Selon lui, au moins quatre personnes sont encore prisonnières des décombres. «Ici, c’est une tragédie, nous avons des morts et des bâtiments détruits», dit-il.

L’épicentre du «terremoto» se trouve à 10 km au sud-est de Norcia, une ville de la région d’Ombrie, à environ 150 km au nord-est de Rome, a précisé l’Institut américain de géologie (USGS). Lequel a assorti son communiqué d’une alerte rouge, suggérant d’éventuels dommages importants. Interrogé par la chaîne Rainews24, un chef de la protection civile, Fabrizio Curcio, a fait état d’un «séisme sévère» ayant fait des «blessés» et «plusieurs bâtiments détruits».

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A 7h30, La Repubblica parlait d’au moins six morts après la catastrophe. Cinquante minutes plus tard, le bilan se montait à 10 défunts. «La levée du jour a fait apparaître à Amatrice, la ville la plus touchée par le séisme, un véritable paysage de désolation», écrit Le Figaro. Et «les secours s’affairent pour sortir les victimes des décombres», selon le reportage de La Stampa, qui recueille de nombreux témoignages de gens effarés: à Rieti, écrit le quotidien, «les cris des gens ont retenti dans les rues. La ville s’est soudain emplie de terreur». Il Giornale et la Protection civile italienne comparent le tremblement de terre à celui de L’Aquila en 2009, cette dernière fait appel aux donneurs de sang, et un numéro d’urgence a été mis en place par le gouvernement italien:

Jointe par Europe 1 depuis la commune de Montegiorgio, Alessandra raconte qu’elle et sa famille ont été réveillées dans la nuit: «On est tous sortis dans la rue, on a à peine eu le temps. J’ai eu quelques problèmes à la maison au niveau des fondations, des fissures. «Nous n’arrivons à joindre personne dans la zone du séisme, là où nous avons de la famille, et il y a des difficultés pour y aller. La route est détruite. Et il y a aussi des gens coincés dans les décombres.» Facebook, note Il Messaggero, a activé son Safety Check.

Contacté par la RAI, que cite Courrier international, le maire d’Amatrice, Sergio Pirozzi, explique: «Les routes d’accès au village sont isolées, je lance un appel pour qu’on dégage les routes. La moitié du village est détruit […]. Nous avons de l’espace pour des hélicoptères de secours, mais la priorité est de dégager les routes.» Une de ces déclarations est reprise par toute la presse, dont Il Fatto quotidiano: «Amatrice non c’è più» («Amatrice n’existe plus»). Le Corriere della Sera cite pour sa part une infirmière qui a réagi très vite dans la nuit en criant: «Fuyez, fuyez, tout le monde dehors!»

Il s’agit d’un mouvement superficiel, de 4 kilomètres de profondeur, explique notamment Il Sole 24 Ore. Mais «l’Ombrie et les Marches demeurent une zone à haut risque», indique la Gazzetta dello sport, «coincées» qu’elles sont entre les plaques tectoniques africaines et eurasiatiques. D’ailleurs, le séisme a été ressenti sur toute la largeur de la Péninsule, de Rimini à Naples.

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