Rarement un pays aura été aussi fier de perdre son titre. Pour la première fois depuis 2011, la Suisse n’a pas, cette année, emporté la palme du pays le plus secret du monde dans l’indice d’opacité financière (Financial Secrecy Index, FSI) dont l’édition 2020 sera publiée ce soir par l’ONG britannique Tax Justice Network (TJN).

Fréquemment qualifiée de «grand-père» des paradis fiscaux du monde, la Suisse aurait-elle finalement pris en marche le train de la transparence? A l’échelle mondiale, la tendance semble positive. En moyenne, les pays ont réduit leur participation au secret financier mondial de 7% depuis la précédente édition, en 2018. C’est comme si on éliminait, d’un coup de baguette magique, les contributions de la Suisse (jusqu’alors championne toutes catégories) et celles des Emirats arabes unis.