Zappropos

La semaine des mâles à la télévision

Notre sélection des meilleurs moments à passer sur les écrans du lundi 19 au dimanche 25 décembre 2016

Chez eux

Hétéros, homos ou bisexuels, ils monnaient leurs services d’accompagnement auprès de leurs client(e)s. Certains de ces escorts – avant, on disait gigolos – assument pleinement. D’autres beaucoup moins, en se dissimulant dans la clandestinité honteuse. Temps présent s’est glissé avec pudeur dans une agence spécialisée à Londres, qui recrute ces hommes qui vendent leurs charmes et en parlent de manière touchante, voire bouleversante. Notez que les rôles sont moins «inversés» qu’il n’y paraît, puisqu’au restaurant, c’est Monsieur qui règle l’addition avec l’argent que Madame lui aura préalablement refilé (RTS Un, jeudi 22, 20h10).

Pour le matin de Noël, on fera dans du plus poétique, en observant les parades amoureuses des animaux, oiseaux en tête – oui, mais pas que – qui se pavanent devant leur dulcinée pour attirer leur attention en se tortillant, virevoltant, sautillant. D’étonnantes performances, dont certaines sont parfaitement synchrones avec la femelle (voir les cygnes!) et tout à fait bien rythmées (RTS Un, dimanche 25, 9h05).


Dans leur tête…

Et pendant qu’on est chez les mâles, restons-y. Ou mettons-nous plutôt dans leur cerveau. A commencer par celui des meilleurs joueurs de poker, capables de mémoriser chaque carte, de calculer les probabilités en quelques secondes et de lire sur le visage de leurs adversaires. Alors, que se passe-t-il dans leur corps et dans leur caboche lorsqu’ils bluffent? Comment arrivent-ils à tout mémoriser, à comprendre leurs adversaires et à maîtriser leurs émotions? Un documentaire propose de décrypter les mécanismes biologiques à l’œuvre lors d’une partie, à travers une série de tests et avec l’aide de neuroscientifiques (RMC Découverte, jeudi 22, 20h50).

D’ailleurs, «on ne conduit pas avec les jambes, on conduit avec la tête»: c’est Clay Regazzoni, star tessinoise de la Formule 1 des années 70, pilote chez Ferrari et vice-champion du monde en 1974, qui disait cela. Mort il y a dix ans, il avait disputé 132 Grands Prix avant son terrible accident à Long Beach, en 1980, qui l’a laissé paraplégique. «En fait, mon père a toujours été fataliste. Il disait qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver», confie aujourd’hui sa fille. Et «son héritage, ce sont ses cinq victoires. La Suisse n’aura plus jamais ça. On pourra s’estimer heureux le jour où un Suisse pourra à nouveau s’asseoir au volant d’une Formule 1», précise pour sa part un de ses vieux amis.

Quant à Marie-Thérèse, elle est née dans la tête de Joseph Gorgoni, qui évoque les femmes de sa vie. Nina Hagen, Dalida, Sheila, Madonna, la Mme Pahud de François Silvant et bien d’autres… De A jusqu’à Zouc, cette immense humoriste à qui il voue une admiration sans bornes. Dans ce spectacle, le comique genevois apparaît à visage découvert, et c’est une si bonne viande! (RTS Deux; lundi 19, 20h30; dimanche 25, 20h05).


… et dans le poste

Quelque nostalgie, encore, à guigner derrière le sapin. Les Pionniers de la télé (française) ont la part belle, cette semaine, avec leur saga racontée en images d’archives: Tchernia, Sabbagh ou Jacqueline Joubert… Des visionnaires souvent, des enthousiastes toujours, sacrément débrouillards à une époque où la technique avait souvent des ratés (France 5, mercredi 21, 20h50).

Belle brochette de dinos qu’on escortera finaudement de Maritie et Gilbert Carpentier, qui représentent pour certains «l’âge d’or» des variétés à la télévision. Une pleine soirée en forme d’album de souvenirs, avec leur «famille» de chanteurs, pour ceux qui ont régné en maîtres du genre vingt ans durant sous les projos du mythique studio 17 des Buttes-Chaumont. Dans l’allégresse générale (France 3, lundi 19, 20h55).

Publicité