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Travers de sport

Tu seras meilleur footeux que moi, mon fils 

CHRONIQUE. Chaque jeudi de l’été, notre chroniqueur court, saute, nage et pédale. Il partage l’exercice musculaire dans «Le Temps»

Je ne remercierai jamais assez le petit Noa… Quand mon fils avait 3 ans, il aimait déjà le foot. Comme son père à son âge. Sauf qu’il voulait être gardien de but. Pas comme son père à son âge. A l’annonce de cette terrible nouvelle, je grognai, mais en silence.

Après tout, il avait le droit de décider. Ce n’était pas à moi de lui imposer ce genre de choix. Hors de question de faire comme ces parents qui veulent faire de leur enfant le champion qu’ils n’ont jamais été. Ceux qui, chaque week-end au bord des terrains ou des patinoires, leur mettent une pression d’enfer pour rêver d’une carrière par procuration.

Le plaisir avant tout. Et lorsqu’il y en a, ça se voit. Le talent, s’il existe, se révélera bien assez vite. Mais attention, il n’est pas dit que les dons particuliers soient héréditaires. Une fille de danseuse sera-t-elle forcément dotée d’une grâce innée? En revanche, c’est une évidence: les petits sont influençables et influencés. Un enfant de hockeyeur a plus de chances de finir par manier la crosse que d’enfiler une combinaison moulante pour se recroqueviller dans un bobsleigh.

Un face-à-face spectaculaire

Sans surprise donc, mon fils n’a pas choisi l’équitation. Sans que je l’y aie forcé (du moins je crois), le foot l’attire plus que tout autre sport. Une des toutes premières fois qu’il a participé à ce qu’on pourrait assimiler à un match, il s’est placé dans les cages. J’ai grogné. En silence.

Quelques minutes de jeu, un énième cafouillage… Et le hasard fait que le petit Noa (on y vient) part seul au but. Le face-à-face s’annonce spectaculaire. A 3 ans, Noa est un peu jeune pour choisir la finesse. Il choisit donc la (relative) puissance, frappe de toutes ses (relatives) forces et propulse le ballon en plein dans le visage du portier. Pas de but, ni de sang, mais des pleurs. Et une révélation.

Depuis, mon fils ne veut plus être gardien de but. Il fait du foot. Comme son père. Mais il est joueur de champ. Comme son père.


La chronique précédente: Ne jouez pas trop au Mölkky, s’il vous plaît

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