Seul un non à l’augmentation de l’âge de la retraite des femmes est féministe. Ce non s’est exprimé avec force, colère et imagination le 14 juin 2019, lorsque la grève féministe a réussi la plus grande grève du pays depuis celle de 1918. Ce non, on le retrouve dans les sondages. Mais cette voix majoritaire des femmes trouve peu d’espace pour s’exprimer, écrasée qu’elle est entre un débat classique gauche-droite, un combat entre poids lourds de la politique et une place surdimensionnée qui est donnée aux femmes des partis bourgeois qui plaident le oui à AVS 21. Un oui facile pour elles, puisqu’il n’aura aucune conséquence sur leur vie, étant donné qu’elles pourront toujours s’offrir une retraite anticipée.