Depuis le début du mouvement #MeToo jusqu’aux récentes affaires touchant des institutions phares de la Suisse romande, nous assistons à une séquence identique qui semble se répéter ad nauseam. Du cinéma à la politique, des médias au monde scientifique, en passant par les entreprises, le schéma est le même: quelques témoignages courageux, un écho médiatique amplifié par les réseaux sociaux, une libération de la parole révélant de nombreuses victimes, des faits graves et le règne de l’omerta. S’ensuit une certaine cacophonie de discours entre «tout le monde savait» et «on ne pouvait pas imaginer cela chez nous», une dissertation savante sur ce qu’il aurait fallu faire et l’impression que, maintenant qu’on a pris conscience, ça va aller mieux. Et ensuite? Que se passe-t-il?