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ARCHIVBILD ZUR UEBERNAHME DER APP SHAZAM DURCH APPLE, AM MONTAG, 11. DEZEMBER 2017 - A person uses the app Shazam, which offers a music identification capability, on a smart phone, photographed in Zurich, Switzerland, on November 23, 2015. (KEYSTONE…
© CHRISTIAN BEUTLER

Ma semaine technologie

Shazam, l'app que nous aurions tous aimé inventer

Le dispositif qui reconnait les chansons vient d'être racheté par Apple. Shazam a bien évolué et peut désormais prédire six semaines à l'avance quel sera le prochain tube

C'est une jolie histoire même si ce n'est pas la plus spectaculaire dans le monde de la tech. Cette semaine, Apple a racheté Shazam pour 400 millions de dollars. Au vu du montant, pas de quoi tomber de sa chaise: les start up nous ont habitués à se vendre à des sommes bien plus excentriques. Mais c'est là que l'histoire n'est pas commune. Cette entreprise n'est pas du tout une jeune pousse puisqu'elle a été créée en 1999, bien avant avant les smartphones. On peut même dire que dans la sphère des entreprises de l'innovation, Shazam passe pour une de ces bonnes vieilles PME dont l'interface de départ passait par l'envoi d'un SMS. Presque une boite traditionnelle: pensez-donc, fondée au siècle dernier!

Lire également: En achetant Shazam, Apple accélère ses manœuvres dans la musique

Shazam, c'est désormais cette app - téléchargée plus d'un milliard de fois - qui reconnaît les chansons. Un rêve devenu réalité alors que nous avions tous auparavant entendu une chanson que nous adorions sans savoir de qui il s'agissait. Avec Shazam, nous avons la réponse quasi immédiatement. Une telle performance a quelque chose de magique. A tel point que nous avons tous rêvé un jour d'un Shazam des arbres, des tableaux ou, encore mieux, des visages afin de ne plus commettre d'impair en société. 

Monétiser la prestation

Shazam, c'est d'abord l'histoire incroyable de trois copains à Londres qui veulent créer une start up mais n'ont pas de bonne idée de départ. A force d'écrire sur des post-it tout ce qui leur passe par la tête, ils se disent qu'un système qui reconnaîtrait les chansons serait tout à la fois utile et plébiscité. Mais ils ne connaissent rien à la technologie. Ils se lancent donc la recherche de l'ingénieur qui réalisera cette prouesse. Ils repèrent sur le web Avery Wang – petit génie de la musique – qui rejoint rapidement la compagnie et aura son moment Eureka après des mois de travail.

La firme testera différents moyens de monétiser sa prestation, pas toujours avec le succès escompté, notamment en recourant à la publicité. La plupart du temps, on aime les tours de magie mais pas au point de les payer. Shazam s'est pourtant amélioré et, aujourd'hui, le dispositif permet désormais de prédire qui sera numéro un du top 100 des meilleurs titres 33 jours avant grâce à la fréquence de consultation d'un morceau de musique.

Le coup de baguette doit servir à Apple de s'imposer dans le marché de la musique face à son grand concurrent Spotify. Alors que les deux utilisaient déjà Shazam pour attirer à eux les mélomanes, il sera passionnant d'observer ces prochains mois si cette acquisition aura un impact décisif sur le marché.

Lire aussi: Apple présente son service de streaming musical, Apple Music

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