«En Allemagne, il n’y avait jamais eu de chancelière avant moi et, en Europe, il n’y avait encore jamais eu de présidente de la Commission, jusqu’ici il n’y avait que des hommes. Nous sommes confiantes dans notre aptitude à le faire aussi, pas vrai, Ursula?» Depuis cette semaine, la destinée de l’Europe est en grande partie confiée à deux femmes: Angela Merkel préside l’Union et Ursula von der Leyen préside la Commission. Répondant à un journaliste de la Deutsche Welle sur cette particularité, la chancelière allemande et son ancienne ministre ont affiché leur complicité. Mais qu’est-ce que cela change sur le plan politique? Hormis que cela témoigne de la place grandissante des femmes dans les plus hautes sphères du pouvoir, le genre peut-il infléchir la construction européenne?