Ma semaine suisse

Silence sur le 2e pilier

OPINION. Malgré les signaux alarmants de ces derniers mois, aucun parti politique ne s’est sérieusement penché sur ceux du deuxième pilier, écrit notre chroniqueur Yves Petignat

On n’a guère entendu les candidats aux élections fédérales et les partis s’exprimer ces dernières semaines sur l’une des grandes inquiétudes des électrices et électeurs: l’effondrement des promesses du 2e pilier, la prévoyance professionnelle. Puisque tout cela est hors de portée, feignons de n’en rien voir.

On sait que leur retraite est la première appréhension des Suisses, y compris des jeunes. Loin devant les coûts de l’assurance maladie et l’immigration. Certes, du PLR au PS, on n’a pas manqué de se préoccuper du financement de l’AVS, ce premier pilier de la prévoyance vieillesse auquel le peuple suisse a donné un peu d’air en mai dernier. Pour l’avenir, une unanimité, à l’exception de l’UDC, se dégage en faveur d’une hausse de la TVA. La confrontation, par contre, sera sans pitié entre la droite, favorable à un alignement de l’âge de la retraite des femmes sur celui des hommes, et la gauche, qui y est opposée. D’autres mesures, comme le frein aux dépenses de l’AVS, l’augmentation de la cotisation salariale, la création d’un fonds souverain ou une imposition plus importante des revenus du capital vont toutefois occuper le parlement durant la législature qui vient.