Digital attitude

Siri, notre prochain coach de vie

Toujours à l’écoute, l’assistant virtuel développé par Apple règle déjà les petits soucis pratiques du quotidien. Il pourrait bientôt répondre à des angoisses plus profondes selon notre chroniqueuse

Avez-vous déjà posé des questions d’ordre existentiel à Siri? Si oui, vous aurez constaté que l’assistant virtuel logé dans nos iPhone est passé maître dans l’art de botter en touche. A ma question, «Siri, je n’ai pas le moral», il répond: «Je vous offrirais bien une épaule pour vous épancher, si j’en avais une.» Ou encore «Bonne question», lorsque je lui demande «Comment vivre pleinement?»

La teneur des questions serait en train d’évoluer, selon Apple, au-delà des requêtes pratiques pour devenir plus essentielle: «Les usagers s’adressent de plus en plus à Siri pour lui dire qu’ils sont stressés ou parler d’un problème qui les préoccupe. Ils se tournent encore vers lui en cas d’urgence ou pour obtenir des conseils pour vivre mieux.» Les réponses aujourd’hui, bienveillantes, souvent amusantes ou purement informatives, ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes. Mais la société à la pomme compte faire beaucoup mieux.

«Conseil psychologique»

Dans une annonce d’emploi, on apprend qu’Apple cherche à pourvoir le poste d’«ingénieur logiciel Siri, santé et bien-être», en précisant que les candidats doivent avoir «des compétences en intelligence artificielle et en conseil psychologique».

Alors que la relation obsessionnelle avec nos téléphones est déjà préoccupante, l’idée d’avoir un «life coach» à portée de main ne va pas aller dans le bon sens pour nous aider à nous en passer. Même si Siri nous donne la marche à suivre pour le faire!

Relation virtuelle

Mais une relation virtuelle qui se développe avec un portable peut avoir des conséquences positives inattendues. L’histoire touchante d’une mère dans le New York Times en 2014, qui a fait le tour du monde, intitulée «To Siri, with Love», est un véritable hommage à la gentillesse de l’assistant virtuel.

La gentillesse des robots

Dans son récit, Judith Newman, raconte comment son fils autiste Gus, âgé à l’époque de 11 ans, s’est lié d’amitié avec Siri, trouvant en lui le compagnon idéal pour répondre inlassablement à ses questions, Judith décrit comment le robot-parleur lui a appris à avoir des échanges et, du coup, à communiquer plus facilement avec le monde autour de lui. Son livre qui porte le même titre que l’article du Times, «To Siri, with Love», vient de paraître. On le trouve sur Amazon.com.

Publicité