Une barrière. Des affiches. Une interdiction tombée d’en haut. Une ligne de démarcation bientôt tracée dans la poudreuse. Le tout, justifié par une stratégie de lutte contre la pandémie de coronavirus que même les députés français ont du mal à comprendre, si l’on en juge par le rapport d’enquête sévère qu’ils s’apprêtent à publier. Revoici, hissée sur les sommets alpins, l’illustration de l’incapacité française à accepter que ses voisins européens ne lui ressemblent pas. Puisque les bronzés de 2020 seront sans doute, côté français des Alpes et des Pyrénées, condamnés d’ici à la fin de l’année à laisser leurs lattes au chalet entre deux tests Covid-19, l’idée de les voir s’expatrier pour glisser entre les sapins suisses ou autrichiens devient tout simplement inacceptable. Halte à la concurrence déloyale des remontées mécaniques, dans cette période où chacun se dispute la pole position dans la course aux vaccins…