Conférence de conciliation

Le socialisme mikado, lui, moins il bouge, plus il perd

OPINION. Après douze années à la tête du PSS, force est de constater que Christian Levrat n’a pas encore assimilé la fusion des libéraux et des radicaux. Mais les Roses, eux non plus, n’ont pas enregistré un certain nombre d’évolutions de notre société

Douze années à la tête d’un parti politique, même en Suisse, c’est une éternité. Christian Levrat est un peu notre Jean Paul II. Il aura vu défiler 16 conseillers fédéraux et une cohorte de chefs de partis. Comme président, il a connu les crises UBS, des subprimes, du secret bancaire. Les fiascos à répétition d’initiatives pas assez suisses et de campagnes mal menées. Le succès aussi de référendums lancés au bon moment et avec les bons arguments. Il aura incontestablement été une figure incontournable et influente de la politique suisse.

Curieusement, la pilule la plus amère reste peut-être la fusion des anciens Partis radical et libéral, intervenue en 2009, à peine une année après son accession au trône. La semaine passée, il parlait toujours du Parti radical, incapable de prononcer PLR. Un peu comme ceux qui disent encore «Tchécoslovaquie».