Douze années à la tête d’un parti politique, même en Suisse, c’est une éternité. Christian Levrat est un peu notre Jean Paul II. Il aura vu défiler 16 conseillers fédéraux et une cohorte de chefs de partis. Comme président, il a connu les crises UBS, des subprimes, du secret bancaire. Les fiascos à répétition d’initiatives pas assez suisses et de campagnes mal menées. Le succès aussi de référendums lancés au bon moment et avec les bons arguments. Il aura incontestablement été une figure incontournable et influente de la politique suisse.