La Suisse a souvent manifesté une certaine complaisance envers les détenteurs du pouvoir en Iran. Les liens personnels du dernier shah Reza Pahlavi avec notre pays – études au Rosey, résidence secondaire à Saint-Moritz – lui donnaient un accès privilégié aux membres du Conseil fédéral et facilitaient également les relations de la Suisse, notamment de l’économie, avec l’Iran. Dès le début de la République islamique, la Suisse a établi de bons contacts avec les éléments les plus libéraux du nouveau régime, puis en 1980 le Conseil fédéral s’est vu confier le mandat de représentation des intérêts des Etats-Unis.