Une fois par semaine cet été, la revue de presse quotidienne du «Temps» se pare de couleurs historiques en allant faire ses emplettes sur le site LeTempsArchives.ch, qui regroupe les collections numérisées du «Journal de Genève», de la «Gazette de Lausanne» et du «Nouveau Quotidien». Pour faire résonner un fait d'actualité contemporain avec un autre, puisé dans le passé.

Episodes précédents:

Vladimir Poutine, avec ses vingt ans de bail à Moscou, affiche encore à ce jour 30% de moins de longévité que le satrape de Minsk. Deux décennies après Boris Eltsine que l’on voit sur cette photographie, impensable aujourd’hui, trinquer à la vodka à l’amitié russo-biélorusse avec son collègue de l’«Ouest»! Bien sûr, on sait que le premier s’est constitutionnellement assuré de très probablement surpasser le score, à terme, de l’ex-camarade Alexandre Grégoriévitch Loukachenko. Qui se présente, lui, pour la sixième fois devant le peuple biélorusse dimanche prochain, un peu aux abois tout de même.

«Sveta! Sveta!» scandaient mardi des foules d’une ampleur sans précédent en Biélorussie quand elles ont aperçu Svetlana Tikhanovskaïa, la jeune femme sans expérience politique qui s’est muée en phénomène populaire en se mettant en tête de défier, lors de cette présidentielle, le dictateur de 65 ans qui dirige son pays d’une poigne en acier trempé depuis plus d’un quart de siècle. Elle a remplacé en mai dans la course son mari, un vidéoblogueur en vue arrêté alors qu’il gagnait en popularité. Mais Loukachenko, dans la foulée, a promis mardi de défendre coûte que coûte la stabilité de son régime, accusant Russie et opposition de vouloir orchestrer «un massacre» avant ce scrutin très contesté où s’est invitée cette professeure d’anglais de 37 ans, encore inconnue du public il y a quelques mois.