Deux étoiles

Après Ruggero Raimondi et pour le deuxième numéro de ses Fauteuils d’orchestre, Anne Sinclair reçoit le violoniste Renaud Capuçon en vedette d’un plateau très relevé. Des moments intenses à vivre, avec de très jeunes musiciens classiques, mais aussi Martha Argerich, extrêmement rare à la télévision (France 3, vendredi 6, 20h55).

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L’autre star de la musique à la télé cette semaine, c’est Stromae. Qui prend un malin plaisir à brouiller à nouveau les pistes en laissant entendre aux Inrocks qu’il pourrait tout «arrêter»… En attendant de voir si c’est sa manière à lui d’exciter le désir, retour sur la fulgurante carrière de ce génie qui, avec un couplet, «donne envie de se suicider la tronche» et, avec un refrain, «de pique-niquer», comme le résume si justement Jamel Debbouze, son fan absolu (W9, mardi 3, 20h55).

Rien n’arrête, en revanche, le Military Tattoo d’Edimbourg, qu’on a un peu honte d’adorer mais qui est si éblouissant. Au programme de cette édition 2016, pour fêter les 90 ans de Sa Majesté, The Nepal Army Band, The New Zealand Army Band et The Band and Drill Team of the King of Norway’s Guard. Sans compter la prodigieuse précision des Tattoo Highland Dancers (RTS Deux, mardi 3, 20h).


Alors on danse

Et pour continuer de commencer l’année en musique, on jettera deux regards curieux en arrière pour faire monter La Fièvre des années disco. Ou comment de nombreux tubes ont marqué cette période. Avec Dalida, Sheila et Claude François en France, mais surtout Donna Summer, Boney M. et le groupe suédois ABBA au plan international. Retour aussi sur le méga-succès du film La Fièvre du samedi soir, qui a donné John Travolta et la musique des Bee Gees au monde (France 3, mardi 3, 23h05).

Mais vous préférez peut-être d’autres rythmes? Alors on danse dans l’ombre de Madonna en 1990, lors de sa légendaire tournée «Blond Ambition Tour». La Queen of Pop avait encore une fois choqué le monde entier en simulant une masturbation sur scène, entre autres provocations. Alors au sommet, elle avait également pris position en faveur des droits des homosexuels, durement touchés par le sida et les discriminations. Le sujet la touchait personnellement: six de ses sept danseurs, auxquels ce documentaire est consacré, étaient gays (Arte, vendredi 6, 22h25).


Moi, président…

Deux mille dix-sept, c’est une année présidentielle en France. L’occasion de ressortir Tonton et son héritage: ces Enfants terribles de la gauche, la génération montante dont François Mitterrand a été le mentor. Ségolène Royal, Martine Aubry, François Hollande, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Emmanuel Macron… Qui s’affrontent aujourd’hui dans un combat d’idées et de personnalités. Parfois frontalement, dans des intrigues ou au gré des alliances, même contre-nature (France 2, dimanche 8, 22h40).

On ressort aussi Jacques Chirac l’impitoyable, l’homme «sans états d’âme». Un bon vivant au parler cru, grand passionné d’Asie, artisan du dialogue des cultures… Mais également un animal politique féroce, prêt aux coups bas, même illégaux, pour conquérir le pouvoir tant convoité… (TV5Monde FBS, samedi 7, 21h).


… mais pas eux

Et de glisser, malignement, au bout du compte, sur ceux qui ne le seront jamais, à l’Elysée. Par exemple l’ex-premier ministre Manuel Valls, qui fait L’Emission politique de David Pujadas et Léa Salamé. Quelques jours après l’annonce par François Hollande de son refus de briguer un second mandat présidentiel, il s’était lui-même porté candidat à la primaire de la gauche. Bilan, donc, et programme. Lui emboîte le pas Dominique Strauss-Kahn: splendeur et chute d’un des hommes les plus puissants de la planète, menottes aux poignets à la sortie d’un hôtel new-yorkais (France 2; jeudi 5 et dimanche 8, 20h55).

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