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Le port du trophée.
© Jewel Samad/AFP

Revue de presse

Stan Wawrinka impérial à New York: les médias sont ravis

Le Vaudois aura fait une très forte impression contre un numéro un mondial en petite forme. Il empêche Djokovic d’enrichir sa collection de victoires en Grand Chelem

«Irrésisitible» pour BFMTV. Il «met Djokovic et l’US Open à ses pieds», selon France Télévisions. «Stan Wawrinka terrasse Novak Djokovic en finale», titrent en chœur Le Monde et le journal allemand Kicker Sportmagazin: «Il a fait craquer le Serbe avec sa résilience en défense, sa prise de risques (46 coups gagnants) et son réalisme.» Et puis, il y en avait une qui y croyait: c’était sa «collègue» vaudoise. Vers une heure du matin, cette nuit en Suisse, Timea Bacsinszky, avec vue sur ses baskets croisées au premier plan devant son poste de télévision, s’est exclamée sur sa page Facebook:

Ensuite, on a entendu le héros de cette extraordinaire session nocturne: «Je ne suis plus tout jeune, et je veux saisir la moindre opportunité avant qu’il ne soit trop tard. […] Quand on est en finale d’un Grand Chelem, on veut la gagner à tout prix. […] On est à la fois très près et très loin du trophée», a confié Stanislas Wawrinka à la RTS après sa troisième victoire dans un des quatre tournois majeurs de tennis, obtenue ce dimanche contre le numéro un mondial, Novak Djokovic.

Les raisons de cet immense succès? L’Equipe les résume: Stan était le «vainqueur en puissance d’un Novak Djokovic dépassé mentalement et physiquement en finale de l’US Open (6-7, 6-4, 7-5, 6-3) (...). C'est […] la troisième fois qu’il empêche le Serbe d’enrichir sa collection.» Et de plaisanter à ce sujet: «Si Novak Djokovic devait ne jamais parvenir à le rejoindre à 17 titres du Grand Chelem, Roger Federer pourra envoyer au moins trois caisses du meilleur fendant à Stan Wawrinka.» Oubliant sans doute qu’aucun des deux joueurs suisses n’est valaisan. Quoi qu’il arrive, les deux finalistes du jour ont été d’une remarquable sportivité, comme le montre ce tweet pêché sur le fil du vainqueur:

En matière de considérations plus sportives, le quotidien français explique que «les «Wawrinkades», ces fameux revers long de ligne à dix mille dans la lucarne», se sont multipliées. Quant à Djoko, il semblait «souffrir d’une crampe à la cuisse gauche au début du quatrième set. Touché dans sa chair ou dans la tête? Les deux peut-être.» Il «baisse les bras, tâte sa jambe et grimace. Il ne peut presque plus servir.» Le drame pointe. «Il fait alors intervenir le soigneur… pour ses pieds. Surpris de le voir retirer chaussures et chaussettes, Wawrinka a beau se plaindre à l’arbitre: «Alors on appelle le soigneur quand on veut maintenant? C’est nouveau ça…» rien n’y fait. Assis sur sa chaise, avec une grosse ampoule sous le gros orteil droit, Djokovic lui répond: «Stan? Désolé mec. mais je ne pouvais plus le supporter.»

«Oui Monsieur Stanislas Wawrinka!!» dit simplement un message publié sur la page Facebook du joueur de Saint-Barthélemy. Où compliments, surnoms et points d’exclamation pleuvent, comme ce «W.U.N.D.E.R.B.A.R Stanislas «THE MAN»!!!!!» ou «Melbourne, Paris et maintenant… New York!!! Qualifié pour le Masters, Stanimal – Iron Stan – Stan the Man devient l’homme à battre en Finale! L’ATP s’est trouvé un nouveau champion!» En fin de compte, à 31 ans et cinq mois, il «est le plus vieux vainqueur de l’US Open depuis Ken Rosewall en 1970. Coupe Davis, or olympique (en double), Grands Chelems: le Suisse a désormais tout gagné. Sauf Wimbledon.» La prochaine étape pour celui qui vient de s’installer sur Snapchat?

Djokovic aura «tout fait pour prolonger le match et ses propres espérances», comme le dit la Neue Zürcher Zeitung. Alors, y a-t-il un peu de chance, dans tout cela? Il en fallait bien sûr aussi. «Wawrinka a moins bien servi et moins bien retourné, et pourtant», s’enthousiasme Eurosport, il «a réussi une finale quasi parfaite […]. Encore une fois. Mais à l’inverse de la finale de Roland-Garros, le Suisse a eu une réussite insolente sur les points les plus importants du match.» Il n’y a donc guère que les internautes du Blick pour gâcher le plaisir: le Vaudois ne jouerait «que pour l’argent», «la preuve par son absence à Rio», etc. etc.

Lire aussi: A Roland-Garros, la symphonie en tennis majeur de Stanislas Wawrinka (08.06.2015)

Quant à ce lecteur déçu de la Gazzetta dello sport, il se console comme il peut: «Même contre ce que beaucoup pensent être le numéro un de l’avenir, la nouvelle étoile montante, le nouveau Borg, le Polonais Stanislav Wawrinka [sic], Nole est parvenu à renverser le premier set, qui semblait perdu. Voilà toute la poésie de ce match, cette lutte bec et ongles que Stan mène contre un adversaire neuf ans plus jeune que lui, mais contre lequel il rugit. Et nous blesse. Nous sommes tous avec vous, Nole!» 

En attendant des jours meilleurs pour le Serbe, le Vaudois serre sa coupe entre ses bras puissants comme on serrerait un bébé. «Il peut battre tout le monde, même Novak Djokovic», selon le Wall Street Journal. Et de toute manière, comme le tweete notre collègue du Temps, pour remettre les pendules à l’heure:


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