Revue de presse

«Quand Steve Guerdat monte ainsi, les autres n’ont pas grand-chose à espérer»

C’est le bel hommage au cavalier suisse rendu par le Suédois arrivé troisième lors la Coupe du monde de saut d’obstacles à Göteborg. Le Jurassien étoffe encore son prestigieux palmarès et les médias ne ménagent pas leurs dithyrambes

«Sa troisième couronne!» Le Quotidien jurassien n’est pas peu fier, ce lundi matin, de célébrer l’enfant du pays. Pour clore une saison hivernale intense et alors que se profilent les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo, Steve Guerdat a enlevé ce dimanche la prestigieuse finale de Coupe du monde de saut d’obstacles pour la troisième fois. C’était à Göteborg, en Suède. Chevauchant Alamo, le cavalier né à Bassecourt est ainsi «entré dans le cercle très fermé des triples vainqueurs de la compétition, qui plus est avec trois montures différentes». Et comme si cela ne suffisait pas à ce triomphe helvétique en hippisme, «Martin Fuchs offre le doublé».

Lire aussi: tous les articles récents du «Temps» sur les performances de Steve Guerdat

«Il fallait des nerfs d’acier et c’est lui, Steve Guerdat, qui a su se montrer le plus constant», dit la dépêche ATS notamment reprise par ArcInfo. «En venant ici, je n’espérais pas gagner», a-t-il assuré à L’Equipe: «J’ai essayé très fort et j’y suis parvenu. Remporter une finale de Coupe du monde est quelque chose d’incroyable. Mais y parvenir à trois reprises, c’est tout simplement merveilleux.» Le Suédois Peder Fredricson, sur la troisième marche du podium, s’est montré très beau joueur et a offert l’un des plus beaux compliments qui soient au Jurassien: «Quand Steve monte ainsi, les autres n’ont pas grand-chose à espérer.»

Déjà lauréat en 2015 et en 2016, il «a brillé ce week-end à Göteborg», ajoute le quotidien français, plutôt lyrique: «A ce niveau, ce n’est plus une affaire d’embouchures, de foulées ou encore de monte. C’est une question de nerfs», à tenir pendant trois jours. «Il ne s’agit plus de «gérer» ou de trouver un point d’équilibre entre efficacité et adresse, mais de «crucifier» l’adversaire. De ne rien céder pour le faire douter et fauter. C’est le moment où les grands fauves mordent et ne se contentent plus de montrer les crocs.»

Diable, quel style et quelle performance, donc! «Au jeu du «Plus calme que moi tu meurs», c’est […] le numéro un mondial […] qui est devenu chef de meute. […] Et ce n’est pas le dauphin du champion olympique individuel 2012 qui dira le contraire.» Martin Fuchs était «venu pour gagner», a-t-il assuré. «Sauf que Steve était vraiment au-dessus. Car, s’élançant en dernière position, alors que la moindre faute aurait été rédhibitoire et que la fatigue devait forcément se faire sentir pour ce quatrième parcours […], Guerdat et Alamo ont su dérouler une équitation de rêve.» Cette vidéo en témoigne:

Pour la Tribune de Genève (TdG), le journaliste spécialisé Alban Poudret s’exclame aussi: «Encore une fois génial, Steve Guerdat! Et très fort, cet Alamo, hongre hollandais de 11 ans, vainqueur du Top 10 à Genève, mais qui n’avait encore jamais affronté» un tel championnat. Le cavalier suisse le plus titré de l’histoire lui a confié: «La Coupe du monde m’a toujours fait rêver et l’extraordinaire public de Göteborg aussi. Enfant, je regardais ça à la télé et j’espérais gagner un jour ici.» Y parvenir avec Alamo, «qui n’avait encore jamais sauté de tels parcours, c’est inouï!» avoue-t-il, très ému.

Décidément, cet homme «est un cavalier d’exception, qui s’accorde avec un nombre incalculable de chevaux. Et des montures fort différentes. Un as de patience, de tact et de sentiment, d’obstination aussi, toujours selon la TdG. «Et Martin Fuchs de donner rendez-vous à tout le monde aux Championnats d’Europe de Rotterdam, fin août», pas peu sûr de lui:

On sera encore tous les deux très motivés. Il nous faudra trouver un bon troisième

«Un bon troisième» pour escorter ces deux sportifs liés par une grande amitié, rappelle le Blick. Ce qui renforce leur capacité de vaincre.

«Brelan», dit La Regione, voici «un nouveau joyau dans un palmarès déjà bien fourni». «Les perspectives sont vraiment prometteuses pour l’équipe de Suisse» en vue des Jeux de Tokyo, renchérit la Neue Zürcher Zeitung. Ses atouts? «Le sang-froid.» Pour l’heure, c’est «simplement fantastique», ce succès avec ces «deux chevaux miraculeux», écrit un internaute sur le site de la télévision alémanique. Et le site anglophone Equnews.com donne, en français dans le texte: une compétition «with the crème de la crème»Même le quotidien indien Dainik Bhaskar en parle, c’est dire:


Retrouvez toutes nos revues de presse.

Publicité