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«Je suis un Genevois»

Le secrétaire général des Nations Unies dit son attachement à la ville qui accueille sa retraite. Elle sait, dit-il, concilier les intérêts publics et les intérêts privés, comme lui le voulait à l'ONU.

C'est pour moi un grand honneur de recevoir le Prix 2006 de la Fondation pour Genève. Ce prix me touche à plus d'un titre.

Tout d'abord parce que j'ai pour Genève un profond attachement, depuis l'époque de mes études à l'Institut universitaire de hautes études internationales, au début des années soixante. C'est aussi à Genève que j'ai entamé ma carrière de fonctionnaire international, à l'Organisation mondiale de la santé. Et c'est ici que mon épouse Nane et moi nous sommes rencontrés. C'est dire si les liens qui m'attachent à votre si belle ville sont nombreux et forts. Revenir à Genève, à titre professionnel aussi bien que privé, est pour moi un plaisir chaque fois renouvelé. Genève et la Suisse sont un peu ma deuxième patrie.

Je suis touché ensuite parce qu'à travers moi, c'est l'Organisation des Nations unies que vous honorez, et sa mission mondiale de paix, de développement et des droits de l'homme. Je vous remercie de cette reconnaissance et de votre soutien indéfectible qu'atteste la présence dans votre ville du plus grand Siège européen des Nations unies.

Genève est sans aucun doute une des villes les plus internationales du monde. Aucune autre ville n'abrite autant d'organisations et d'institutions internationales, et le Conseil des droits de l'homme est venu récemment rejoindre ce cercle prestigieux. A bien des égards, Genève incarne ce que les Nations unies défendent: un carrefour de la tolérance, de la paix et de la démocratie; un point de rencontre des langues, des religions, des cultures, de la société civile, des secteurs public et privé - en un mot, l'humanité dans toute sa diversité.

Il est donc naturel que quelques personnes de bonne volonté se soient rassemblées pour défendre et promouvoir cette cité, qui s'est placée elle-même au service de l'humanité. Depuis trente ans, la Fondation pour Genève a réuni les institutions publiques et le monde des affaires pour le bien commun - un peu comme ce que les Nations unies essaient de faire chaque jour dans le cadre du Global Compact que j'ai proposé en Suisse, à l'occasion du Forum de Davos, en 1999.

En fait, c'est grâce à de tels partenariats, où les deux parties s'écoutent et créent des synergies, que nous réussirons à progresser vers la paix globale et la prospérité pour tous [...].

Chers amis de la Fondation, permettez-moi de vous rendre hommage et de vous remercier pour tout ce que vous faites pour soutenir les buts et les principes de nos Nations unies. Et permettez-moi également de paraphraser un ancien président des Etats-Unis et d'affirmer, devant vous tous: «Je suis un Genevois!» Longue vie à Genève, ville internationale!

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© Gabioud Simon (gam)