Les fintech étaient supposées écraser les banques traditionnelles. C'est loin d'être le cas. Notre dossier spécial sur les technologies financières et l'intelligence artificielle

Nous sommes tour à tour enthousiasmés par la capacité de l’intelligence artificielle (IA) à s’approprier puis à dépasser des compétences pourtant singulièrement humaines, et effrayés par l’automatisation qui semble nous destiner à l’obsolescence programmée. Nous serions ainsi devenus des clients individuels de cette technologie mais, l’économie suisse étant basée sur d’autres piliers que le numérique, il nous reste à espérer que nos entreprises sauront utiliser ces outils. Si je devais illustrer ce propos, je dirais que nous sommes ébahis qu’une IA ait appris à jouer au go de façon surhumaine, mais qu’au final cela nous touche assez peu car, en Suisse, nous jouons surtout au jass…