Incidences

Suisse-Europe: rencontre au sommet à Davos

OPINION. Il était piquant d’entendre au début de l’année des représentants des partenaires sociaux renvoyer la balle au Conseil fédéral, écrit notre chroniqueur François Nordmann. Ils mettent tous leurs espoirs dans les efforts de Mme Sommaruga pour débloquer la situation

Mme Simonetta Sommaruga, présidente de la Confédération, rencontrera à Davos la semaine prochaine Mme Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Ce sera leur premier contact formel. Elles ont toutes deux mené une carrière politique exigeante, dans deux familles d’esprit différentes. Elles font l’une et l’autre une priorité absolue de la lutte contre le réchauffement climatique. Pianistes accomplies, elles ont en commun une passion pour la musique.

Continuité européenne

Au-delà de ce premier entretien, destiné à créer une atmosphère favorable, il ne faut pas s’attendre à une discussion de fond qui porterait sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne. Ce n’est ni le lieu, ni le moment. Tout au plus, la présidente de la Confédération fera-t-elle le point de la situation: le Conseil fédéral s’est dit prêt à signer l’accord institutionnel, moyennant des précisions touchant notamment au marché du travail; il veut d’abord attendre l’échéance du 17 mai, date du scrutin populaire sur l’initiative UDC qui mettrait fin, si elle était acceptée, à la libre circulation des personnes et aux bilatérales I. Mme von der Leyen n’émettra pas d’objection à ce calendrier, qui entraîne pourtant un nouveau report. Mais elle a pris ses fonctions dans une phase très particulière des relations Suisse-UE.