Une semaine suisse

En vue du premier août, nous proposons une série d’articles sur les trésors, les contradictions, les multiples facettes culturelles et sociales du pays.

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Suis-je un bon Suisse parce que je considère le fromage fondu comme une bénédiction, ou au contraire un faux Helvète parce que je suis incapable de chanter l’hymne national au-delà de sa première strophe? Idem avec ce beau Pays de Vaud où je suis né l’année de la victoire d’Eddy Merckx au Tour de Suisse: si j’ai pris le temps d’apprécier les mille nuances du chasselas, je ne me souviens jamais de la date d’entrée du canton dans la Confédération – 1803, merci Wiki.

Le sentiment d’appartenance à un pays, à une région, à une culture, tient souvent à pas grand-chose. Enfant, je ne peux pas dire que je me sois véritablement senti suisse, si ce n’est lorsque je défilais avec mon lampion le 1er Août; je ressentais une sorte de frisson inexplicable, comme le sentiment d’être une petite pièce dans un grand tout assez indéfinissable.