Revue de presse dominicale

Les Suisses champions de la longévité, à condition de ne pas passer sous le tram

La presse dominicale revient sur l’un des événements de la semaine: les Suisses vivent en moyenne 82,8 ans. Oskar Freysinger, en revanche, est au bord de la rupture.

C’est la «une» de Schweiz am Sonntag ce dimanche: en moyenne, chaque Suisse peut espérer vivre 82,8 ans, ce qui fait du pays le champion mondial de l’espérance de vie devant le Japon et l’Italie (82,7 ans chacun). C’est la première fois que la Suisse se hisse ainsi à la première place du classement de la longévité établi par l’OCDE. Cette accession sur la plus haute marche du podium s’explique par le recul de la mortalité par cancer (presque -30% depuis 1990) et des suicides. L’espérance de vie à la naissance a ainsi presque doublé depuis 1900.

Mais puisqu’il faut bien mourir un jour, le journal alémanique assortit ses statistiques de longévité d’autres tendances sociologiques: les Suisses continuent à se faire enterrer selon un rite religieux, alors que seuls 21,6% des mariages ont encore lieu à l’église - un tréfonds historique, qui s’explique par une baisse de 60% des mariages religieux en vingt ans.

Celui qui pourrait ne pas faire de vieux os, c’est Oskar Freysinger. Dans Le Matin Dimanche, le conseiller d’Etat valaisan se dit victime d’une guérilla parlementaire de la part du Parti Libéral-radical (PLR), qui le bombarderait de questions inutiles au parlement cantonal. «Ils tentent de me faire craquer alors que je ne suis pas encore totalement stabilisé dans la fonction», accuse-t-il. «Plusieurs personnes dans mon département sont au bout du rouleau. (...) En réaction à cet état de fait, je suis devenu extrêmement rigoureux dans mon hygiène de vie», explique-t-il encore. «Il faut que je sois hyper-discipliné, c’est une question de survie», insiste-t-il, en expliquant avoir renoncé à tout excès d’alcool et à «certains gueuletons».

Un autre danger guette les Suisses qui se promènent dans les grandes villes du pays: le risque de collision avec un tram. Une statistique des accidents publiée par la SonntagsZeitung montre que les Zurichois sont les plus exposés, avec 7 morts et 60 blessés graves répertoriés depuis 2010, contre seulement un mort et neuf blessés graves à Berne. Un tram zurichois cause en moyenne un accident grave tous les 540’000 kilomètres, contre un tous les 946’000 kilomètres pour un tram bernois. Genève s’en sort mieux que Zurich, mais moins bien que Berne: 2 morts et 18 blessés graves depuis 2010, soit en moyenne un accident grave tous les 629’000 kilomètres parcourus.

Pour terminer, quelques nouvelles du pouvoir d’achat. La hausse de la TVA de 8 à 10%, envisagée par Alain Berset pour renflouer les retraites, coûtera en moyenne 1000 francs par an aux ménages suisses, selon un calcul du SonntagsBlick. Dans la SonntagsZeitung, on apprend que l’assureur Axa augmente ses primes d’assurance-ménage de 10% en raison de la hausse des cambriolages. Le nombre d’effractions annoncées est en hausse de 45% sur deux ans, un phénomène surtout marqué dans les régions frontalières de Suisse occidentale et méridionale.

C’est sans doute pour ménager son porte-monnaie et alléger sa feuille d’impôt que le nouveau patron de Swisscom, Urs Schaeppi, a déménagé en 2009 de Kehrsatz, dans le canton de Berne, à Zoug. Les autorités de Kehrsatz, ayant observé que le manager réside encore souvent dans leur commune, où il possède un appartement, lui ont suggéré de revenir au bercail, ce qu’il a fait cette année. Le paiement de ses impôts en 2013 fait encore l’objet de tractations: Swisscom défend son patron, et affirme qu’il a surtout travaillé ces derniers mois dans la région zurichoise, avec Zoug comme lieu de résidence principal.

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