Depuis le 26 mai dernier, date de la rupture des négociations avec l’UE, le Conseil fédéral louvoie: il se présente comme un partenaire fiable, à la recherche d’un dialogue politique structuré d’où jaillira la définition d’intérêts communs. Il est prêt à des gestes de bonne volonté, tel le paiement de la contribution au fonds de cohésion qui aurait dû être versée depuis longtemps. Il constate la lente érosion du commerce avec l’UE, qui ne représente plus «que» la moitié de nos échanges dans le monde. Il veut pouvoir parler avec les Etats membres et non la seule Commission parce qu’entre politiciens on devrait mieux se comprendre, n’est-ce pas. Mais c’est du pipeau.