Il y a un peu plus de six mois que le Conseil fédéral a rompu les négociations avec l’UE sur un accord-cadre, sans qu’aucun élément nouveau dans nos relations avec celle-ci n’apparaisse à l’horizon. Notre gouvernement a manifesté le désir d’engager des pourparlers «politiques» à haut niveau avec Bruxelles, mais cela s’est limité jusqu’ici à une seule visite de M. Cassis dans cette ville, sans résultat apparent. En réalité, on a l’impression très nette que le Conseil fédéral cherche à temporiser, dans l’espoir qu’après une certaine période un compromis puisse être trouvé qui sauvegarde l’essentiel de la voie bilatérale. La Commission européenne, de son côté, attend maintenant des propositions de la Suisse, qui ne semblent pas venir. On se trouve donc actuellement dans une totale impasse.