Le rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) sorti mercredi est éloquent. Il s’est penché sur trois prestations chirurgicales qui, en 2017, représentaient à elles seules 250 millions de francs et touchaient 20 000 patients. Le constat est double. D’une part, le prix de l’intervention varie selon qu’elle se déroule en ambulatoire ou en stationnaire, ce qui permet des surfacturations onéreuses. D’autre part, la nécessité médicale n’est pas toujours prouvée au contraire de l’intérêt financier des praticiens et des hôpitaux. Scandale! Comme toujours, il y a ici des gagnants et des perdants. Les acteurs de la santé tirent évidemment leur épingle du jeu: plus d’opérations plus d’honoraires, plus de chiffre d’affaires plus de bénéfices, plus de clients plus de dépendance chirurgicale et médicamenteuse… Les perdants sont les Suisses, aussi bien en tant que patients qu’en tant qu’assurés.