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La première ministre en conférence de presse à Auckland, ce vendredi matin, pour annoncer sa grossesse en présence de son conjoint, Clarke Gayford.
© Diego Opatowski/AFP

Revue de presse

Surprise en Nouvelle-Zélande: la première ministre est enceinte

L’annonce rafraîchissante de la grossesse de Jacinda Ardern, au pouvoir depuis octobre dernier, suscite une énorme vague de sympathie aux antipodes. En faveur des femmes qui doivent pouvoir «faire le job» tout en étant mères

La première ministre (travailliste) de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, 37 ans, arrivée au pouvoir en octobre dernier peu après une ascension météorique, a annoncé ce vendredi qu’elle était enceinte de son premier enfant. La naissance aura lieu en juin, et «cette grossesse est inattendue mais enthousiasmante»: «Nous sommes vraiment heureux tous les deux», dit-elle de concert avec son conjoint, un présentateur de télévision dont The Australian dit que pour lui, il avait «été extrêmement difficile de garder le secret» jusqu’ici. «Nous voulions fonder une famille, mais nous n’étions pas sûrs que cela se produirait», explique la cheffe du gouvernement.

Lire aussi: Jacinda Ardern, une heure pour devenir première ministre

«On croyait que 2017 était une grande année!» s’est-elle exclamée sur Twitter. L’air de dire que 2018 serait encore mieux, comme elle l’écrit également sur Facebook: «Cette année, nous allons rejoindre les nombreux parents qui portent deux casquettes. Je serai première ministre et maman, tandis que Clarke [son conjoint] sera le «premier monsieur de la pêche à la ligne» et un papa au foyer»; message qu’elle a escorté d’une photographie symbolique de trois hameçons, deux gros, dont un contenant un plus petit:

L’événement est suffisamment rare pour que l’on ne se souvienne aujourd’hui que d’un seul précédent: l’ancienne première ministre pakistanaise Benazir Bhutto, assassinée en 2007, serait devenue la première cheffe de gouvernement du monde à avoir un enfant pendant son mandat. Elle avait accouché en 1990, il n’y a donc pas loin de trente ans – un bail selon la revue Quartz.

Pour l’heure, Jacinda Ardern a ajouté qu’elle prendrait six semaines de congé après la naissance, le vice-premier ministre Winston Peters, un franc-tireur populiste, prenant en main les affaires courantes, explique notamment le site Stuff.co.nz. Elle restera «joignable et disponible» à tout moment et reprendra toutes ses fonctions à l’issue de ce congé. L’affaire est d’autant plus cocasse que, pendant la campagne électorale de l’automne dernier, elle s’était retrouvée au milieu d’une querelle sexiste après avoir été bombardée de questions sur les conséquences d’une éventuelle maternité, comme on peut le lire dans le récit détaillé qu’en fait le Guardian.

Mais, ni une ni deux, elle avait sèchement rétorqué: «Il est totalement inacceptable de dire en 2017 que les femmes doivent répondre à cette question. Le choix du moment pour avoir des enfants appartient aux femmes. Cela ne doit pas déterminer le fait de décrocher ou non un emploi.» Par ailleurs, «il n’y a aucun doute que les temps ont changé, a-t-elle dit ce vendredi en conférence de presse. […] Il y a plein de femmes qui ont ouvert la voie petit à petit et qui ont permis aux gens de me regarder exercer le pouvoir et de penser: oui, elle peut faire le boulot et être mère.»

Les réseaux inondés

A la suite de cette annonce, qui est pour Radio New Zealand «un pas de plus en faveur des femmes leaders», le New York Times fait remarquer que les réseaux sociaux se sont trouvés inondés de messages de sympathie, une vague aussi forte que celle qui avait porté Jacinda Ardern au pouvoir, ascension que les médias avaient alors comparée à celle d’Emmanuel Macron ou à celle du premier ministre canadien, Justin Trudeau. C’est ainsi qu’une ancienne cheffe du gouvernement néo-zélandais et celui, actuel, d’Australie, ont tweeté:

(On ne dit pas «me and Lucy», Monsieur le premier ministre, on dit «Lucy and I».)

«Dire que ces futurs parents sont excités est un euphémisme», commente le New Zealand Herald en marge de l’entretien filmé qu’il propose sur son site. Et leur attitude est d’autant plus «rafraîchissante» selon le HuffingtonPost.fr qu'«avec humour et dans un souci de totale honnêteté», Jacinda Ardern «a aussi confié avoir souffert de nausées matinales». Mais c’est là surtout «une victoire pour les hommes» aux yeux d’une chroniqueuse bien connue du Daily Telegraph britannique, qui «peuvent aussi faire le job à la maison», désormais, s’ils choisissent cette option en accord avec leur épouse.

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