Après une première série de débats consacrés à la justice internationale, une deuxième aux addictions; et une troisième à l'Afrique, place à la sécurité, thématique coordonnée par Noémie Roten, co-autrice de l'Initiative populaire fédérale «Pour une Suisse qui s’engage (initiative service citoyen)»

Notre dossier: Comment la sécurité doit changer au XXIe siècle

Les équipes mixtes sont plus performantes. Elles sont plus performantes économiquement et dans la durée, ce fait est désormais scientifiquement bien montré. La Suisse originelle en prend compte depuis 1848 en misant, dans le domaine de la sécurité, sur une armée de milice à l’image de la société. La première Constitution fédérale du 12 septembre 1848 stipule: «L’armée fédérale, formée par les contingents des cantons, se compose: a) d’une section fédérale, pour laquelle chaque canton doit fournir trois hommes pour 100 âmes de population suisse; b) de la réserve, dont l’effectif est égal à la moitié de la section fédérale.»
A l’époque déjà, les Confédérés savaient qu’une armée mixte, rassemblant des talents et capacités diversifiés, était la meilleure assurance nationale qui soit. «L’armée de milice est à l’image de notre société»: c’est ainsi que l’armée continue de faire sa publicité aujourd’hui lorsqu’elle met en avant les bienfaits de notre armée de milice résiliente et flexible, comme récemment lors de la lutte contre le Covid-19.