Depuis la victoire éclair des talibans, les commentaires donnés par la presse et les médias en Occident vont tous dans le même sens: il s’agit d’un désastre pour le peuple afghan, mais aussi une menace pour la région qui risque de verser dans le terrorisme. N’existe-t-il pas cependant une autre façon de voir les choses?

D’abord en observant que des reportages récents montrent des talibans qui maintiennent ouvertes des écoles fréquentées par des jeunes filles, et qui déclarent que, désormais, la filière des études leur est ouverte jusqu’à l’Université, et qui ajoutent que le port de la burqa ne sera pas obligatoire. Des talibans qui, une fois la capitale Kaboul prise, affirment abandonner toute idée de vengeance, en avançant qu’ils auront besoin des compétences de chacun, y compris de ceux qui ont largement collaboré avec l’administration américaine. Des talibans qui proposent d’établir des liens et des ponts entre leur pays et les gouvernements étrangers, sans omettre les Etats-Unis et l’Union européenne.