En amont de la conférence Building Bridges, qui aura lieu du 29 novembre au 2 décembre à la Maison de la paix, à Genève, Le Temps confie ses espaces dévolus aux opinions à Lore Vandewalle, professeure associée au département d’économie de l’Institut de hautes études internationales et du développement, qui a réuni une série de tribunes autour de la finance durable.

Il est actuellement relativement facile pour un fonds d’investissement ou une entreprise d’attirer des investisseurs en avançant des caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) non vérifiables ou mesurables. Cela pose des risques évidents de greenwashing. Cependant, dès l’an prochain, en Europe, la comparaison des entreprises et des fonds d’investissement en termes de critères ESG sera bien plus aisée. Les investisseurs établis ou ayant des intérêts en Europe doivent se préparer dès maintenant à cette nouvelle réalité. Car un large éventail de réglementations pour orienter davantage de capitaux vers la finance verte est en passe d’entrer en vigueur.