Ma semaine techno

Quand la technologie perd la mémoire

De nombreux supports de stockage ont disparu, emportant avec eux des souvenirs à jamais perdus. Un phénomène qui va s’amplifier en ce qui concerne la production journalistique

La technologie a-t-elle la capacité de conserver notre mémoire? Tous ceux qui ont fait l’expérience d’avoir accumulé des cassettes VHS, des disquettes ou d’autres supports désormais obsolètes ont un début de réponse. Au fur et à mesure de son avancée, le progrès laisse derrière lui des supports orphelins de leurs moyens d’expression. Ce n’est pas juste un désagrément que l’on peut ressentir un dimanche après-midi en classant des reliques à la maison. C’est un enjeu avec de multiples ramifications, exposé dans une conférence que nous avons animée cette semaine.

Il y a donc d’abord le niveau de ce que la technologie est capable de capter et de restituer. Prenez l’exemple du journal que vous êtes en train de lire. Nous avons lancé un programme de numérisation de nos archives et de celles de nos «ancêtres», le Journal de Genève et Le Nouveau Quotidien. Résultat, vous pouvez consulter l’histoire profonde de notre titre sur le web sur plus de deux siècles. Si vos parents ont par exemple eu la bonne idée de faire paraître un faire-part lors de votre naissance dans nos pages, vous le retrouverez.