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Comme une bulle de chewing-gum à 7000 années-lumière de la Terre...
© NASA

Revue de presse

Le télescope Hubble fête son anniversaire avec de sublimes images de la nébuleuse Bubble

La tête dans les étoiles… et dans la Bulle: pour célébrer les 26 ans du célèbre appareil, la NASA a diffusé une vidéo montrant une somptueuse nébuleuse interagir avec son environnement

On dirait la Terre, en plus translucide, en plus «molle»: «Cette apparition interstellaire, indique le site Ciel des hommes, arbore une forme étonnamment familière.» Mais «son apparence délicate» comme une bulle de savon «contredit la violence des processus qui lui ont donné naissance». Son nom de code? NGC 7635. Ou nébuleuse de la Bulle (Bubble Nebula). Domicile: constellation de Cassiopée.

Mais de quoi s’agit-il? Tous les ans, le télescope Hubble – dont l’astronaute suisse Claude Nicollier s’attela à la réparation et à la maintenance dans les années 1990 – «est remercié de ses efforts avec un petit cadeau» offert sur le Net. Alors, pour le jour de son 26e anniversaire ce 24 avril 2016, il «a été témoin d’un phénomène majestueux qui s’est déroulé à 7000 années-lumière de la Terre» – à titre de comparaison, on estime que la sphère d’influence du Soleil est située à 35 heures-lumière. Il montre la nébuleuse Bubble dans «une superbe vidéo partagée en exclusivité par la NASA» et, du coup, par de nombreux médias qui relaient l’information, comme le site Lesnewseco.fr:

Cette nébuleuse avait été découverte en 1787 par le compositeur et astronome germano-britannique William Herschel (1738-1822). Ce n’est pas la première fois que Hubble la photographie, lui qui avait commencé son voyage le 24 avril 1990 à bord de la navette Discovery et qui se trouve maintenant en orbite à 570 kilomètres de la Terre. Mais c’est la toute première fois, en revanche, qu’on la voit dans sa globalité, dans ses dimensions à peine imaginables: 10 années-lumière de diamètre, soit 95 000 milliards de kilomètres! Et elle continue de grandir… «A star inflating a giant bubble», comme le dit la NASA.

«Les couleurs visibles à l’écran ne sont pas celles que nous pourrions observer à l’œil nu. Elles reflètent en réalité la composition de la nébuleuse: bleu pour l’oxygène, vert pour l’hydrogène et rouge pour l’azote», comme l’a voulu la NASA. «A l’œil nu, Nebula serait plutôt grisâtre», indique le site d’info CNET France. Il s’agit à l’origine de quatre images «rassemblées en une seule vidéo». Elles montrent aussi que ce télescope «historique» est encore vaillant. Fruit de la collaboration entre la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA), auteur de «quelques-uns des plus beaux clichés de l’espace» aux yeux du site SciencePost, il sera cependant «remplacé à partir de 2018 par le James Webb Space Telescope (JWST), lequel sera 100 fois plus puissant». Reste que depuis un quart de siècle, Hubble a révolutionné l’astronomie moderne, comme un outil efficace et pourvoyeur de nouvelles découvertes.

Pour l’heure, la nébuleuse Bubble «apparaît comme un nuage de gaz enveloppant une étoile massive», explique Le Monde, qui la trouve «hypnotisante». L’étoile (SAO 20 575) «est au moins vingt à quarante fois plus massive et plusieurs centaines de milliers de fois plus lumineuse que le Soleil.» Quant à la Bulle elle-même, elle constitue le «résultat de la confrontation entre le vent stellaire de l’étoile et le gaz du milieu interstellaire que le rayonnement ultraviolet fait luire», ce qu’explique très bien le blog «Autour du ciel» du Monde.

Pour entrer un peu plus dans les détails, Futura-Sciences précise que si, «de prime abord, cette bulle bleutée peut donner l’illusion d’être une nébuleuse planétaire, caractérisée par une étoile mourante, de type Soleil, qui expulse ses couches externes», elle est «en réalité créée par les vents d’une étoile infernale née dans un nuage moléculaire il y a à peine 4 millions d’années. […] Dans relativement peu de temps (à l’échelle cosmique), 10 à 20 millions d’années, elle achèvera son existence en supernova

«A l’image d’un chasse-neige, le flot de gaz ininterrompu qui progresse actuellement à plus de 100 000 km par heure, pousse et accumule sur son front la matière environnante, plus froide, laquelle s’efforce de le freiner. Etrangement, l’étoile responsable de ce déluge n’est pas visible au centre de la coquille, mais excentrée. Il est possible que cela soit dû aux différentes densités des nuages, mais les causes sont toujours en discussion.» Pour une explication simple et directe en anglais, on se référera à Slate Magazine.

Le site Sixactualités rappelle enfin que «Hubble accomplit le tour de la Terre en approximativement 96 minutes» et que sa «position privilégiée […] dans l’espace» lui permet «d’effectuer des observations avec une très haute résolution, en infrarouge ou ultraviolet, qui lui permettent de s’affranchir des contraintes imposées par l’atmosphère terrestre. Affichant une vitesse de 7,5 kilomètres/seconde et une puissance de 2800 watts, Hubble a été un pari gagné sur l’avenir au regard de son coût initial de 2,5 milliards de dollars.»

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