Zappropos

La télévision leur dit (parfois) bravo

Notre sélection des meilleurs moments à passer devant le poste de TV durant la semaine du lundi 6 au dimanche 12 février 2017

En baver

«La vie, c’est pas que des gens qui te disent bravo tout le temps»: voilà comment Mike Horn a «soigné» M Pokora, qui en a bavé sur 50 kilomètres de chemins dans la jungle sri-lankaise pour l’émission A l’état sauvage. Le chanteur à la mode qui vient de cartonner avec ses reprises de Claude François s’est beaucoup plaint au début de l’aventure, dévoré qu’il fut par des sangsues, notamment, mais a fini par reconnaître qu’il avait vécu une aventure hors du commun, une de ces expériences extrêmes jusqu’au comique qui vous font devenir un grand garçon(M6, lundi 6, 21h):

Tout le monde n’a pas l’étoffe des héros au physique endurci, non, mais ça s’apprend par le mental. Comme Rainer Werner Fassbinder, par exemple, cinéaste bourreau de travail et figure majeure du cinéma allemand. Mort à l’âge de 37 ans, il est l’auteur de 44 films parmi les plus dérangeants du XXe siècle, où la violence des sentiments et l’histoire chaotique de l’Allemagne sont deux thèmes de prédilection (Arte, mercredi 8, 23h50):

Et Bernhard Russi? En voilà un autre, de héros. Le skieur mythique d’Andermatt, champion à Val Gardena et à Sapporo au début des années 1970. Lui en a plutôt bavé dans sa vie personnelle et familiale, des reflets d’intimité qu’il livre dans un documentaire de la SRF adapté en français pour Temps présent (RTS Un, jeudi 9, 20h10).

Lire aussi: Un documentaire révèle la face sombre de Bernhard Russi, légende du ski suisse

Et ce n’est encore rien à côté de ceux qui ont longuement plongé sous le pôle Nord, pour filmer la banquise vue des abysses avant qu’elle ne disparaisse. Soit cent dix jours de plongées, de relevés, d’observations, de marche. Objectif de cette expédition dantesque: réaliser des missions de relevés, d’observation, d’exploration. En parallèle est mené un programme scientifique lié au suivi de la fonte des glaces arctiques, pour un important programme de l’Université d’Alberta (RTS Un, samedi 11, 10h35):


Tout pour la musique

Avant de s’intéresser peut-être aux Victoires de la musique (France 2, vendredi 10, 20h55), on fera acte de mémoire en suivant l’histoire de celle des camps, à travers la quête d’un homme qui a consacré trente ans de sa pieuse vie à parcourir le monde pour retrouver et faire revivre les partitions de compositeurs internés ou tués dans les camps de concentration et de prisonniers de la Seconde Guerre mondiale. A ce jour, Francesco Lotoro a rassemblé près de 5000 compositions. D’une charge émotionnelle extraordinaire, le film documente les conditions de vie des internés issus de toutes origines et de confessions religieuses. Et pour que vive cette musique, le maestro témoigne de l’importance de la création comme acte de résistance face à l’horreur (France 2, mardi 7, 22h30):


Pour l’Histoire

Puisqu’on est dans l’Histoire, restons-y. Avec deux grandes sagas. Celle de la mafia corse, d’abord, de 1929 à 2016, dans le monde entier, en trois épisodes. Une série documentaire qui ausculte les liens scélérats qui ont uni mafieux de l’île de Beauté et politiques de tous bords sur trois générations. On part de la naissance d’un pouvoir invisible pour aboutir à une France gangrenée, en passant par une période intermédiaire de «service au pays» (Arte, mardi 7, 20h50):

Et puis il y a aussi la longue histoire du couple Paris-Berlin, villes aux destins croisés, de 1650 à nos jours, qui ont vécu une relation tout sauf indifférente, de l’influence des rois de France à la catastrophe hitlérienne. En plus de trois siècles tumultueux, l’axe entre les deux capitales ne s’est pas résumé à des guerres terribles et incessantes. C’est aussi leur compétition pacifique, leur émulation et leur fascination réciproques qui ont façonné en partie les deux métropoles que l’on connaît aujourd’hui (RTS Un, dimanches 12, 19, 26.2 et 5.3, 11h):

Ensuite, au moment où sort le film Jackie, il sera bon pour la tête d’évaluer l’héritage des Kennedy et l’influence de leur dynastie, qui a autant fasciné les Américains par leur réussite, leur charisme, leur glamour, que pour les nombreux scandales et surtout les terribles tragédies qui l’ont touchée. C’était un peu la première «famille royale des Etats-Unis» (Toute l’Histoire, mercredi 8, 20h50):

C’est tout aussi passionnant que L’Exubérant Banquet du chah d’Iran – Reza Pahlavi, autoproclamé «roi des rois» – un documentaire danois qui narre la plus fastueuse réception de l’Histoire, pour célébrer les 2500 ans de la monarchie perse en 1971 chez Maxim’s. Un budget sans limite et 600 convives parmi les plus puissants de la planète pour trois jours de démesure absolue qui symbolisent le fossé entre la royauté et le peuple qui la renversera huit ans plus tard (RTS Deux, dimanche 12, 20h25):

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