L’autoconfinement choisi. Ce nouveau concept fait fureur chez les épidémiologistes européens. Dans un article qui balaie de Paris à Genève en passant par Bruxelles, le quotidien Le Point décrit le principe de ce repli «proactif». Conscients qu’une consigne intégrée est toujours mieux appliquée qu’une consigne imposée, des experts de santé publique invitent les citoyens à endosser à titre privé la responsabilité de la contamination et à se confiner dans leur foyer. «Si les politiques ne veulent pas faire de confinement, il faut encourager la population à l’appliquer de manière participative, spontanée», explique Antoine ­Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à Genève.

D’accord, cette mesure est limitée dans le temps. Yves ­Coppieters, de ­l’Université libre de Belgique, parle des «trois prochaines semaines». Mais on sent bien que s’il le fallait – et il le faudra – le concept pourrait être élargi à la saison, voire à l’année… Et c’est précisément la menace d’un confinement perpétué, pour ne pas dire perpétuel, qui angoisse tellement.