Samedi 12 septembre 2020: à Morges, un jeune Portugais de 29 ans, qui n’y pouvait rien, a été tué au couteau par un Turco-Suisse, qui était bien connu des services de renseignement depuis trois ans déjà en raison de ses accointances avec le djihadisme. Le Ministère public de la Confédération l’avait sorti de prison en juillet, rassuré par une expertise psychiatrique minimisant sa dangerosité (sic), tout en lui imposant un couvre-feu nocturne, l’obligation de s’annoncer et l’interdiction de port d’armes. Toutes choses dont il n’a évidemment nullement tenu compte.

Récapitulatif

Lundi 2 novembre 2020: à Vienne, en Autriche, un attentat terroriste fait quatre morts et vingt-deux blessés en plein cœur de la capitale. L’assaillant avait bénéficié d’une libération anticipée en déjouant le programme de déradicalisation auquel il était astreint. Le lendemain, sur requête autrichienne, la police zurichoise interceptait, à Winterthour, deux hommes qui seraient liés au drame survenu en Autriche. Ils étaient connus des autorités fédérales pour sympathie avec les milieux djihadistes. Rappelons qu’en 2017 l’imam somalien de la mosquée An’Nur de cette même ville avait été expulsé pour avoir appelé au meurtre de musulmans non pratiquants. Pourtant, à l’évidence, le réseau salafiste mis en place à Winterthour continue de pervertir les esprits.