Aujourd’hui, le roi des Belges s’appelle Philippe. Il goûte, comme beaucoup d’autres dirigeants européens, aux joies du morcellement du paysage politique. Son père, lui, a d’autres soucis: Albert II, 85 ans – qui a abdiqué en faveur de son fils en juillet 2013 – est empêtré dans une affaire de reconnaissance de paternité. Depuis vingt ans, voire depuis plus d’un demi-siècle! Au centre de cette affaire qui rebondit ces jours-ci, Delphine Boël, née en 1968 et qui dit être sa fille, a porté l’affaire devant la justice en 1999. La procédure est toujours en cours.


Une si longue histoire…


Mais reprenons depuis le début. Delphine Boël, artiste multimédia belge, affirme être née de la longue liaison qu’a eue dans les années 1960 et 1970 sa mère, la baronne Sibylle de Sélys Longchamps, avec Albert, alors prince héritier, marié depuis 1959 avec Paola Ruffo di Calabria. L’ancien souverain, qui a régné de 1993 à 2013, a toujours nié cette filiation. Il a seulement reconnu publiquement avoir traversé une crise conjugale avec Paola à l’époque de la liaison qu’on lui prêtait. Malgré tout, le grand public devrait être aveugle pour ne pas être frappé par la ressemblance physique entre ces deux êtres humains. Constat de comptoir qui, tout en décrédibilisant injustement la justice belge, plaide toujours, devant les gueuzes du Plat Pays, pour une résolution rapide de l’affaire.