Je suis inquiet. D’habitude, je confie mes états d’âme au «Journal» que personne ne lit. J’ai hésité avant de me résoudre à partager cette inquiétude. Si je me suis décidé à le faire, c’est que je n’ai jamais éprouvé pareille sensation dans l’espace du débat public. Comme si quelque chose d’étrange et d’assez répugnant s’était mis à remuer dans les bas-fonds de la conscience collective, s’amalgamant à l’esprit critique et l’entraînant dans un naufrage. Cette chose s’écoule très visiblement sur les réseaux sociaux, dans des relents de science-fiction.