Dans leur cas, l’amour n’a pas duré trois ans. Mais bien plus. Ce qui ne fait jamais qu’un sursis.

Je pourrais parler d’Anne Sinclair qui a mis sur la touche son DSK aux pieds d’éléphant rhumatisant.

Je pourrais parler de Vanessa Paradis et de Johnny Depp qui se séparent, brisant tout à la fois leur couple de jumeaux assortis et le miroir gratifiant qu’ils nous tendaient (Vanessa et Johnny, ces cousins plus beaux, plus créatifs et plus transgressifs que nous, mais qui avaient quand même fini par opter pour un petit bonheur de bobos pépère, nous confortant dans nos choix de vie par défaut ou par paresse…).

Non, je veux parler de l’actrice Katie Holmes qui s’est libérée de son mari Tom Cruise. Le scénario de ses amours avec le comédien semblait tellement rédigé d’avance, qu’on se demande comment n’importe qui de sensé a pu y souscrire. Le prologue, tout d’abord, avec un Tom Cruise qui déclare publiquement qu’il hésite entre plusieurs autres actrices, comme pour un vulgaire casting. Le mariage proprement dit, ensuite – consommé, on ne sait pas, mais consumériste, ça oui. Le contrat de leur union, long d’une centaine de pages. La mise sous cloche de l’actrice, surveillée jour et nuit par l’entourage scientologue du comédien. Leur enfant, la petite Suri über-gâtée, over-pourrie de cadeaux, de fringues et d’or parce que la scientologie préconise de ne pas imposer de règles à un enfant, de ne pas briser ses élans.

Katie aurait mis des mois à ourdir, en secret, la trame de son divorce, Pénélope à rebours, profitant des absences de son mari pour contacter des avocats, accumuler des arguments, serrant les dents pendant cinq ans, sans doute pour toucher une grosse pension.

Un Tom Cruise qui vampirise ses femmes anémiées (avant Katie: Nicole Kidman, Penélope Cruz). Mais c’est Barbe-Bleue qu’on ressuscite! On pourrait en faire un film. Dans le rôle de la soumise, n’importe quelle starlette. Dans celui du mari vampirisateur, je ne vois qu’un comédien qui soit assez doué et tordu: Tom Cruise lui-même.

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