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Avec le président Berset le 17 janvier dernier, Edward McMullen lors de la traditionnelle réception du personnel diplomatique à Berne en début d'année.
© Peter Klaunzer/Keystone

Revue de presse

Le traité de libre-échange commercial entre Berne et Washington refait surface

C’est l’ambassadeur états-unien en Suisse, Edward McMullen, qui l’affirme dans la «NZZ am Sonntag». «Mais c’est à la Suisse de faire le premier pas», précise-t-il

«Ein Freihandelsabkommen wäre eine gute Sache»: l’ambassadeur des Etats-Unis en Suisse et au Liechtenstein, Edward McMullen, a encouragé Berne, ce week-end dans un entretien donné à la NZZ am Sonntag, à engager de nouvelles négociations commerciales avec Washington. «Un accord de libre-échange» serait une bonne chose, selon lui. Car oui, «les Etats-Unis sont toujours intéressés à des négociations», dit la légende de la photographie accompagnant cet article sur le web. Et le président américain, Donald Trump, est un homme d’affaires, qui est toujours ouvert à un accord, déclare-t-il. «Offen für einen Deal», insiste le Blick.

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Seulement voilà, selon le diplomate, les Etats-Unis ne viendront pas à la Suisse spontanément. «C’est à la Suisse de faire le premier pas» et «je vous encourage à le faire». Pour l’heure, les Etats-Unis sont déjà le deuxième plus important partenaire commercial de la Suisse après l’Allemagne. Mais malgré cette intensité des échanges, il n’existe aucune convention de libre-échange entre les deux pays. En 2006, des projets d’accord avaient avorté en raison principalement de l’opposition des paysans suisses et du secteur bancaire.

Ça, c’était au temps où le Département fédéral de l’économie était dirigé par Joseph Deiss, rappelle un article de la RTS. Mais pour Edward McMullen, la situation a changé: «Aujourd’hui, la Suisse est différente de ce qu’elle était alors.» Même Schweizer Bauer relaie la nouvelle, c’est dire. On devine pourtant aisément qu’il fait ici plutôt allusion aux milieux bancaires. Les tensions ont été vives ces dernières années, mais l’homme de Donald Trump à Berne avait déjà dit au Temps lors du dernier Forum économique de Davos (lire l’article ci-dessus) que «ce dossier difficile» était «derrière nous».

A Berne, le diplomate de 54 ans est toujours surpris de constater à quel point les deux pays sont étroitement liés économiquement. «La position de départ est prometteuse.» D’ailleurs, le ministre suisse de l’Economie, Johann Schneider-Ammann, avait déclaré il y a un an lors d’une visite à Washington que la Suisse devait «d’abord faire ses devoirs avant qu’une nouvelle proposition soit faite aux autorités américaines».

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L’ambassadeur a également abordé la question du conflit concernant les taxes américaines sur l’acier et l’aluminium, auxquelles les entreprises suisses sont soumises. Il note que des procédures d’exemption sont possibles auprès des autorités américaines. «Je suis sûr que nous trouverons une solution», qu’il espère amicale, poursuit-il. Dans ce contexte de sanctions, le dossier iranien représente aussi un cas particulièrement délicat. En attendant, rappelons que plusieurs pays, dont la Suisse et l’Union européenne, ont saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ils jugent injustifiés les droits de douane appliqués depuis le 23 mars par Washington à l’importation de certains produits en acier et en aluminium.

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«Je me réjouis de passer ces prochaines années dans cet endroit magnifique», avait déclaré l’ambassadeur au Temps lors de son arrivée en Suisse en novembre 2017. «Deux cents ans d’histoire unissent la Suisse et les Etats-Unis. Nous allons bâtir sur ces fondements solides et allons les renforcer. Nous allons faire de grandes choses ensemble», promettait-il. Presque deux ans plus tard, le ton est encore à l’optimisme, à lire ses propos, notamment relayés par L’Agefi de ce lundi, qui titre: «Lorsque l’économie US se porte bien, le reste du monde tend à en profiter.»

Love story confirmée le printemps dernier par la Tribune de Genève, qui reprenait l’essentiel d’une longue interview accordée par McMullen à la Nordwestschweiz, où le New-Yorkais, soutien indéfectible de Donald Trump, n’excluait pas «une visite d’Etat de la Suisse à Washington. Le président est très accessible et n’est certainement pas retranché à la Maison-Blanche», expliquait-il. «Ce dont je suis sûr, c’est que Trump et le président Alain Berset se sont très bien entendus lors de leur rencontre bilatérale à l’occasion du WEF à Davos. Nos pays travaillent très bien ensemble.»

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