La mobilité de loisirs est la plus grande consommatrice de CO2. Elle génère le plus de déplacements avec une distance moyenne parcourue par personne et par jour en Suisse de 14,8 kilomètres dont 9,7 kilomètres en transport individuel motorisé (2015). Au quotidien, il s’agit de courtes distances parcourues en transport individuel motorisé et effectuées en voiture individuelle (63,8%). Mais si les chiffres sont si explicites, qu’en est-il dans les faits des politiques publiques pour favoriser une mobilité de loisirs qui contribue à la transition énergétique?

Depuis plusieurs décennies, en Suisse, les moyens ont été investis dans le rail et la route. La récente ouverture du Léman Express constitue un résultat tangible. Mais ces infrastructures représentent aussi un appel d’air pour le nomadisme individuel et ne vont pas réduire la mobilité individuelle motorisée. Dès lors, la question des modes de déplacement du domicile aux lieux de loisirs se pose.