Amours, délices et orgues (2/7)

Très coquine, la sieste coquine!

Un après-midi d’été, Saskia a connu un ébat torride et peut-être, sans doute, observé. Plaisir décuplé

Chaque jeudi de l'été, notre chroniqueuse raconte la fugacité des histoires de cœur en été.

Episode précédent:

La séduction au bout du shaker

Samedi, Le Temps a chanté les louanges de la sieste, ce mini-somme aux maxi-effets. Coup de fil de Saskia, la copine mutine. «Te connaissant, j’ai été surprise que tu ne parles pas des siestes crapuleuses. Elles aussi agissent sur l’humeur, non?» pouffe-t-elle au téléphone, avant de raconter.

Il y a une dizaine d’années, Saskia sortait avec un musicien, «très décalé, qui ne jurait que par le grand air et les mélodies éthérées». Au plus fort de l’été, le couple s’est rendu en Bretagne, chez une amie sculptrice, L., qui faisait également dans les massages et les concerts planants. «Une femme absolument géniale. D’entrée, elle nous a saisi les mains pour apaiser nos tensions.» Le samedi se déroule entre la visite de l’atelier et une grande balade dans les environs. Le soir, un bon repas et de longues discussions «finissent de mettre tout le monde à l’unisson». «J’étais aux anges, mais le meilleur est arrivé le lendemain», s’émeut Saskia.

L’amour au grand jour

Le dimanche, après les préparatifs du concert du soir et le repas de midi, les convives se retirent pour la sieste. «On dormait au salon, mon ami et moi, sur le canapé. On était si confiants qu’on a commencé à faire l’amour au milieu de la maison. Dans ce grand espace lumineux, nos corps étaient exposés, surexposés, mais je ne me sentais pas gênée. Au contraire, c’était comme si on célébrait la sensualité.»

Le piment de l’open space? «C’est clair! D’autant que j’étais sûre que L. nous regardait et j’adorais cette idée. Je voulais lui rendre un peu de cette joie et de cette liberté qu’elle nous avait données. Je voulais être à la hauteur de son choix de vie, cette sagesse inspirée des années baba qu’elle portait avec tant de classe et de générosité. Ce jour-là, j’ai joui, mon ami a joui, et, j’espère, L. a joui aussi!»

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