ÉDITORIAL

«Le Trône de fer», une sidération planétaire

Tous les fans ont été abasourdis par les audaces d'un scénario où tout est permis pour conquérir le pouvoir; toute l'économie du divertissement a été stupéfaite par l'emprise de la série sur les téléspectateurs

Succès planétaire, la série Game of Thrones revient pour une huitième et ultime saison dès le dimanche 14 avril, le lundi en Europe. Nous consacrons une série d'articles à ses derniers flamboiements.

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On entend ces mots dans la bande-annonce de la huitième et ultime saison de Game of Thrones: «Nos ennemis ne s’arrêteront jamais. Ils arrivent.» La direction de HBO, la chaîne qui a commandé et payé cette aventure à plus de 100 millions de dollars la saison, peut dire la même chose. La saga fantastique a consacré le triomphe des séries; elle va s’achever juste avant le déclenchement d’une bataille générale dans la fiction audiovisuelle.

Plus de 500 séries aux Etats-Unis

En 2011, quand a été lancée Game of Thrones, Netflix envisageait à peine des productions propres. Dans le secteur des séries TV, la petite décennie qui vient de s’écouler a été marquée par une augmentation constante des budgets, des canaux de diffusion et des audiences. Les seuls Etats-Unis ont passé le cap des 500 séries produites par année, de nombreux pays européens naguère somnolents connaissent une renaissance du feuilleton. De fait, une grande partie du monde vit une frénésie d’appétit pour les fictions sérielles. Pour satisfaire cette demande, l’offre ne cesse d’enfler.