La tentative de stopper le processus de validation de l’élection de Joe Biden par le Congrès des Etats-Unis a lamentablement avorté. La prise d’assaut du Capitole par des centaines de militants à l’incitation de Donald Trump aurait pu être dramatique. Elle s’est finalement révélée pathétique, à l’image d’une présidence qui navigue à vue depuis quatre ans, d’échec en échec. Pour réaliser un coup d’Etat – ce qu’il était prêt à envisager – Donald Trump devait compter sur un corps d’armée ou de l’appareil sécuritaire. Ceux-ci n’ont pas fait défaut à leur devoir envers la Constitution. La démocratie est sauve.

Reste à savoir ce qu’il restera de l’héritage de Trump. Depuis sa défaite électorale, actée depuis bientôt deux mois, il est beaucoup question de «trumpisme» qui survivra au 45e président des Etats-Unis grâce à ses 74 millions d’électeurs. C’est un leurre. Le trumpisme n’existe pas, Donald Trump n’est porteur d’aucune idéologie, son action étant dictée par l’unique défense de ses intérêts et ceux de son clan familial. Sa ligne politique est simple: la fin, le pouvoir, justifie tous les moyens.