Il est habituel de dire que les responsables politiques ne bougent que lorsqu’ils ont le dos au mur. La pression qu’ils doivent ressentir ces jours est gigantesque. Déjà la sortie (tant espérée) de la pandémie s’était accompagnée d’une montée des prix de l’énergie. Et voilà que l’invasion de l’Ukraine nous ramène aux tristes jours des chocs pétroliers. Mais le grand paradoxe est que ce choc énergétique est ce dont nous avons besoin pour lutter contre le changement climatique. En effet, la seule manière sûre de réduire durablement la consommation d’énergie sale est de la rendre plus chère, histoire de nous encourager à utiliser des sources alternatives non carbonées. Ni les interdictions ni les encouragements à la sobriété ne feront l’affaire. Si à quelque chose malheur est bon, on peut espérer que cet avant-goût de notre avenir énergétique débloquera la longue période d’inaction ou d’actions erronées.