Pendant des dizaines d’années, j’ai eu la chance de travailler pour deux chocolatiers de renom, dont l’un est basé à Fribourg. Nous étions actifs en Côte d’Ivoire, au Ghana et dans divers pays d’Amérique latine pour assister à la récolte et au traitement des fèves de cacao, qui serviront au final à produire les plaques de chocolat qui ont participé à la renommée de la Suisse. Nous avons constaté sur le terrain à quel point certaines entreprises faisaient des efforts pour se comporter correctement envers leurs partenaires d’affaires, tandis que d’autres adoptaient une attitude inacceptable et recouraient par exemple pour certaines au travail des enfants et acceptaient les cultures dans des zones protégées. Si des entreprises sont capables de respecter les droits humains dans leurs pratiques d’affaires, pourquoi ne pourrait-il pas en être de même pour toutes?

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Dans la production de cacao, vérifier le respect de la fermentation et du séchage des fèves achetées fait partie intégrante du processus d’élaboration d’un produit de qualité. Si l’on peut garantir la qualité de son produit, c’est que l’on peut également témoigner des conditions de production de ces fèves. Il est par là même tout à fait possible d’assurer le respect des droits humains et de l’environnement dans ses pratiques d’affaires. Cessons de faire deux poids, deux mesures entre le suivi technique d’un produit et son suivi humain, et par là même le respect de l’environnement.