Emmanuel Macron n’a pas besoin d’attendre Noël pour recevoir des cadeaux politiques. Lionel Jospin d’un côté, puis le nouveau maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, viennent de le gâter.

Le cadeau de l’ancien premier ministre socialiste à la tête du gouvernement entre 1997 et 2002? Un livre d’une banalité presque affligeante, de la part d’un dirigeant qui sut incarner un renouveau social-démocrate, avant de finir dans le champ de ruines du premier tour de la présidentielle, ce fameux soir de défaite du 21 avril 2002. Le cadeau de Pierre Hurmic, successeur d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux? Une polémique sur cet «arbre mort» inutile et écologiquement condamnable que serait le sapin de Noël. Si l’on ajoute l’impressionnant désarroi de la droite traditionnelle et la difficulté présente pour Marine Le Pen de polariser le débat en pleine seconde vague de covid, il suffit ces jours-ci au président français de se baisser pour constater combien ses adversaires potentiels sont doués dans l’art de se clouer eux-mêmes au pilori.