La loi CO2, sans être parfaite, est un bon compromis et un premier pas vers une Suisse climatiquement neutre. Même si l’on peut déplorer l’absence de mesures destinées à certains secteurs, notamment l’agriculture ou la finance, la loi a su rallier tous les bords politiques, à l’exception des extrêmes. Par ailleurs, contrairement à ce qu’affirment certains opposants de droite qui semblent soudainement se découvrir une fibre sociale, elle est à la fois climatiquement et socialement juste.

Climatiquement juste parce que les mécanismes mis en place respectent le principe de pollueur-payeur. Un système libéral et écologique qui cherche à rétablir le coût réel des produits et services que nous consommons, s’inscrivant ainsi dans une logique incitative et permettant à la fois de renforcer les investissements dans les domaines critiques liés à l’écologie tels que la transition énergétique et de minimiser l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages à travers un système de reversement d’une partie du produit de la taxe.