Au plus fort de la crise des «gilets jaunes», on a tous, à un moment ou à un autre, regardé le flux des chaînes d’info en continu. On a alors subi, parfois jusqu’à l’écœurement, ces images de manifestation et de contestation, de violence aussi. Avec parfois de stupéfiantes contradictions, tant la course au scoop peut rendre aveugle. Je me souviens d’un samedi après-midi, où tandis qu’un canal montrait des barricades en feu et parlait de chaos, un autre présentait une rue quasi déserte et décrétait que tout était sous contrôle. 

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