Si je vous demandais si vous êtes pour la paix dans le monde, je pense ne pas trop m’avancer en estimant que vous répondriez par l’affirmative. Même si, par les temps qui courent, l’optimisme est un état d’esprit pas forcément évident à conserver au jour le jour, l’idée d’une humanité vivant en harmonie, avec le respect et la tolérance comme valeurs suprêmes, est belle. A Séoul, elle est défendue par Yoo Sun-tae. Ce quinquagénaire est à ce point animé par «l’espoir de voir les gens partager leurs souffrances et leurs joies pour qu’ils vivent en paix quelles que soient leur langue, leur religion, leur nationalité ou leur appartenance ethnique» qu’il en a fait un petit poème, merveille de naïveté juvénile qui m’est parvenue dans un petit paquet ressemblant à une œuvre d’art brut.